2019 // Les néons sont partout. De films en séries à succès, l’esthétique d’un genre s’est répandue, lentement mais sûrement, depuis les années 80, enflammant les imaginaires, jusqu’à infuser au plus profond de nos cerveaux et peut-être modifier notre perception du futur.

Le « cyberpunk » a fait de nombreux enfants, mais ils sont bâtards, difformes, ne partagent qu’un vague ersatz de sa substantifique moelle originelle. L’omniprésence des images masque difficilement leur vacuité. D’ « hommages » en citations, de resucées en plagiats, plus personne ne s’étonne. Que commence la chasse aux easters eggs d’une culture pop aseptisée, ou carrément vendue, remâchant à l’infini les mêmes motifs d’un rétrofuturisme qu’elle ne cherche même plus à dépasser.

Dans la grande foire à la surproduction, de réseaux saturés en récupérations commerciales, une déflagration à la AkiraBlade Runner ou Neuromancien semble bien improbable. Depuis que nous vivons nous-mêmes ce futur désenchanté, n’y aurait-il plus de place pour les descendants des anciens ?

J’ouvre aujourd’hui un dossier cyberpunk, comme un retour aux sources. Pour interroger cette appellation en 2019, et se questionner sur ce qu’elle a peut-être encore à dire.

Sommaire du dossier cyberpunk

Ou : Le cyberpunk est-il mort ? (non)

  1. Qu’est-ce que le cyberpunk ?
    Une tentative de définition
  2. Typologie des sous-genres
    Une proposition de classification des sous-genres
  3. La mort du cyberpunk
    Futur sombre et récupération commerciale
  4. Pour une science-fiction politique
    Pourquoi n’arrive-t-on pas à dépasser le cyberpunk ? #Lol

Le sommaire sera mis à jour au fur et à mesure de la parution des articles. Restez sur la Grille.

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~ Antoine St. Epondyle

A lire : Cyberpunk Reality, un regard sur le monde actuel par le prisme du genre.

Image de couverture par Josan Gonzalez.

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